ADEQUATION DE LA POLITIQUE PUBLIQUE DE L’EXPLOITATION MINIERE ARTISANALE A MADAGASCAR
Les politiques publiques sont définies comme « un ensemble de mesures prises par une autorité légale et responsable qui visent soit à améliorer les conditions de vie des citoyens, soit à développer des mesures favorisant la croissance économique… Il s’agit de la réponse à un problème public par le biais d’activités et de moyens, grâce à l’action du gouvernement et d’autres acteurs, qui agissent dans un environnement et dans le temps[1]. Les politiques publiques prennent souvent la forme de réglementations ou d’incitations qui déterminent l’environnement social et économique. » En ce sens, la politique minière est l’une de ces politiques.
Le secteur minier à Madagascar a longtemps été un moteur de toutes les politiques de développement, quel que soit le régime au pouvoir, même si la législation dans ce domaine fait souvent l’objet de débats entre les responsables politiques et les experts techniques. Malgré les efforts d’industrialisation du secteur minier à Madagascar, le pays a essentiellement pratiqué jusqu’à présent une exploitation minière à petite échelle appelée « petite mine ». Cette activité est presque entièrement informelle mais elle est Loin d’être marginale dans l’économie du pays. Malgré son potentiel en termes de ressources minérales, Madagascar occupe actuellement la dernière place en termes de développement économique mondial[2].
Nos recherches se concentrent sur la performance de la législation minière en termes de pertinence pour l’exploitation minière artisanale à Madagascar. Cela soulève la question suivante : en quoi la législation minière est-elle inadéquate par rapport à la réalité de l’exploitation minière à Madagascar ? L’objectif de ce manuscrit est de fournir une explication plus objective des déterminants de la pertinence de la politique minière artisanale à Madagascar. Afin de bien développer cette problématique, ce travail se divisera en trois grandes subdivisions. On commencera d’abord par « généralité sur l’exploitation minière artisanale » (I) . Ensuite, on se consacrera sur « l’analyse objective des impacts de la politique de l’exploitation minière artisanale » (II). Enfin, le présent article sera orienté vers les « perspectives d’optimisation de la politique publique d’exploitation minière artisanale pour un développement durable et équitable » (III).
[1] Banque mondiale/Région Afrique, (2015), Mesure de la performance des pays de l’Afrique subsaharienne, Synthèse de l’étude économique, 12 pages.
[2] Fond Monétaire International (2022), Rapport d’activité pour les pays d’Afrique
Par MENAVOLO Alban
Doctorant
