MULTILATERALISME CONTEMPORAIN ET CONVENTION INTERNATIONALE ANTI-CORRUPTION
Pluralité d’empire[1] où un vaste ensemble de territoires sous le contrôle d’un empereur ou d’une impératrice, avec un centre dominant et des périphéries soumises se sont créés au fil de l’évolution de temps ou de l’histoire mondiale où ils ont gouverné notre planète terre. Il peut être formé de territoires contigus (empire terrestre) ou de régions éloignées (empire maritime). Certains pouvaient se ramifier sur des continents entiers, des groupements régionaux et chapoté par des détenteurs des puissants pouvoirs de domination. L’évolution du siècle a vu d’accaparer bon nombre de civilisations, souvent en quête d’accroitre le pouvoir dont il détient ou d’influence au stade de négociation. La conquête de pouvoir, des ambitions sont nées face à la prolifération des civilisations, des empires mondiaux dans les époques exemple l’empire britannique, l’empire colonial français etc…, mais paradoxalement l’existence de cette modalité de gouvernance n’apporte pas de paix dans le monde. Les empires peuvent être anciens ou modernes, centralisés ou décentralisés et sont souvent associés à des concepts tels que l’impérialisme et la mondialisation. Au fur et à mesure de l’évolution du temps, fut apparut le concept du multilatéralisme, qui est diamétralement opposé à l’unilatéralisme, selon le Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques, « le multilatéralisme tend à définir un système mondial de coopération dans lequel chaque Etat cherche à promouvoir ses relations avec tous les autres plutôt que de donner la priorité aux actions unilatérales ou bilatérales jugées dangereuses ou déstabilisantes »[2].
Le système change souvent d’appellation, mais leur mode de gouvernance a quelque trait de ressemblance, c’est pourquoi, on peut parler du multilatéralisme contemporain, marqué par la coopération entre de nombreux pays pour aborder des enjeux mondiaux, souvent à travers des Organisations Internationales comme les Nations Unies. Il se base sur le principe que les défis globaux nécessitent des solutions collectives et que l’action conjointe est plus efficace que l’action individuelle. Il ne s’agit pas seulement de relations bilatérales (entre deux pays), mais d’une action coordonnée impliquant de nombreux acteurs.
Accessoirement les détenteurs des puissances mondiales, en position d’hégémonie dans la recherche de paix mondiales font usage d’influence dans divers domaines. Dès lors, les prémices de corruption apparaissent en même temps. Bien que le terme « multilatéralisme » ne soit entré dans le champ sémantique politique qu’après la Deuxième Guerre mondiale, l’idée d’organiser le système International dans le but de maintenir la paix est très ancienne. Cette exploration dévoile les moments saillants et met en lumière les continuités ainsi que les ruptures qui ont marqué l’histoire du multilatéralisme. Dans cette perspective, il convient d’explorer tant le multilatéralisme contemporain que la Convention Internationale anti-corruption. La corruption est jugée redoutablement nuisible et passive au stade mondial. Ainsi que sa portée nécessite un engagement multilatéral anti-corruption. Cet article se propose donc d’esquisser les contours de ces deux axes, mettant en lumière la nécessite d’une application à bon escient de la Convention Internationale anti-corruption pour faire face aux défis sécuritaires contemporains.
Dans cette optique, il est important d’expliciter d’une part le multilatéralisme sous l’angle de la lutte contre la corruption en discutant évidement de la notion, sa pierre angulaire et de son fondement ainsi que de sa portée ; et d’autre part, l’engagement multilatéral contre la corruption, en passant par le recours aux instruments juridiques anti-corruption et enfin les effets des dispositifs anti-corruption sur les composantes du multilatéralisme.
- [1] Un empire est une vaste unité politique dirigée par une autorité suprême (un souverain ou une oligarchie) qui contrôle de nombreux territoires et peuples, souvent par annexion formelle ou domination informelle, s’étendant au-delà des frontières d’un état-nation et se distinguant par son hégémonie économique, politique ou culturelle. Le terme peut aussi désigner un vaste ensemble d’entreprises contrôlées par une seule entité (comme un empire commercial), ou encore faire référence à des œuvres culturelles comme la série télévisée américaine populaire.
- « Régime autoritaire de type monarchique ou césariste, dans lequel le pouvoir est détenu par un empereur » Selon le dictionnaire LAROUSSE. https://www.larousse.fr/dictionnaires/français/empire/28935#155110
- [2] Guy HERMET/ Bertrand BADIE / Pierre BIRNBAUM / Philippe BRAUD, Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques, 1998, Paris, A. Colin, p. 174.
Par VELO Brunex Arthur
Administrateur des Services Financiers, Doctorant en Droit Public
